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Sous les étoiles de Mellionnec, du 23 au 26 Juin !


Catégories : Peuples

Le plaisir du désordre – En présence du réalisateur Christian Rouaud

Sous les étoiles de Mellionnec, dixièmes Rencontres du film documentaire, du 23 au 26 Juin 2016.

Une programmation à la fois ancrée localement, avec la belle série des portraits de Mellionnec, les petits cinéastes, l’investissement de tout un village... et tournée vers le monde. Une programmation qui s’attache au documentaire de création et qui reste fidèle à un cinéaste fort sensible, Christian Rouaud. Jetez donc un œil sur son clip de présentation de Le plaisir du désordre, projeté en avant-première le vendredi 24 Juin au soir.

Un film sur les Rroms nous a beaucoup touchés cette année, Toto et ses sœurs de Alexander Nanau, programmé à Mellionnec.
Le site BED offre toute une sélection de films sur les Rroms, en résonance avec l'édition 2013 du festival de Douarnenez, qui leur fit la part belle...

Sur cette terre … palestinienne !


Du 23 mai au 5 Juin 2016 se tiendra à Paris mais aussi à Saint-Denis, Argenteuil, Aubervilliers, la deuxième édition du Festival Ciné Palestine.

Né à l’initiative de jeunes étudiants, ce festival s’avère exigeant, artistiquement riche et prometteur. Il est parrainé par Ken Loach.

Avec son focus Archives et Mémoire, le Festival Ciné-Palestine consacrera quatre journées de projections et de débats à des films qui traitent des archives du cinéma palestinien et de la mémoire en tant que patrimoine culturel à préserver. Ces archives sont des témoignages, des preuves qui permettent de concrétiser et de pérenniser la mémoire historique, politique, culturelle et artistique des Palestiniens, où qu’ils se trouvent.

Allez revisiter la section Palestiniens de BED, et re-découvrir des pépites : parmi tous les films, le précieux Sur cette terre, un court poème de Mahmoud Darwich interprété en langue des signes par des jeunes palestiniennes…un cadeau du collectif Regarde à vue !

Autochtones du Canada, entre films et changements...


Catégories : Peuples

Natasha Kanape Fontaine

Depuis l’élection de Justin Trudeau comme premier ministre du Canada, les choses évoluent un peu pour les autochtones de ce pays.
La Cour suprême du Canada a rendu une décision historique fin avril, en reconnaissant que plus de 600.000 Métis et Indiens sans statut constituaient des « Autochtones » au sens de la loi, mettant fin à une bataille judiciaire de 17 ans. Ceux-ci auront donc droit aux avantages accordés aux peuples autochtones, en matière de santé et d’éducation par exemple.

En revanche, la situation dans les réserves indiennes reste toujours préoccupante : le taux de suicide chez les jeunes est 5 à 8 fois supérieur à la moyenne nationale. Radio-Canada informe régulièrement sur ce drame. Comme sur celui des femmes autochtones disparues, qui vient de faire l’objet d’une émission passionnante sur France-Inter le 27 mars dernier.

Nous vous proposons de revoir quelques films importants pour les autochtones du Canada.
The ballad of Crowfoot, un montage d’archives du musicien Willie Dunn, date de 1968 mais reste une pièce à conviction imparable. Dans le cadre des ateliers du Wapikoni mobile, une structure de formation nomade des jeunes autochtones, le film Blocus 138 de Real Junior Leblanc met en lumière la lutte des femmes en territoire innu. Coureurs de nuit de Chanouk Newashish est plus abstrait. Un documentaire de 52’, Wapikoni - Escale à Kitcisakik de Mathieu Vachon revient sur cette belle aventure audiovisuelle.

Enfin, pour changer un peu de registre, humour salvateur avec Où sont tes plumes ? de Mélanie Lumsden et Wildia Larivière ; et une infinie poésie dans Comment les humains ont obtenu le feu ? de Daniel Janks, un film d’animation réussi.

Et pour terminer, pour les amoureux des mots, rendez-vous sur le site de Natasha Kanape Fontaine, poétesse et slameuse innue.

Quand les Chinois nous regardent… au pas de course !


Catégories : Films, Peuples

Voyage en occident

Ce samedi 16 avril aura lieu la dernière rencontre de la saison de l’association “J’ai vu un documentaire”, basée sur Lorient mais nomade pour ce qui est des projections qu’elle organise avec passion.
Ce sera le film Voyage en Occident, à l'auditorium St-Louis à 20h30, en présence de la réalisatrice Jill Coulon. Un thème peu souvent évoqué : les congés des touristes chinois qui viennent découvrir l'Europe en un temps record de 12 jours.

Filmer les touristes chinois dans leur bus aurait pu tomber dans le piège du cliché moqueur. Heureusement, il n'en est rien ici. On rit, oui, parce que ce pas de course est parfois absurde mais aussi parce que la découverte de l'Europe à travers les yeux de ces touristes nous renvoie une image de nous-mêmes et de notre société.
Jeu de miroirs et de contrastes entre deux civilisations, ce road-movie déconstruit avec poésie et intelligence les stéréotypes sur la classe moyenne émergente chinoise et met à nu les images que se font les Chinois de « nous », les Européens et Occidentaux.

Villes et vies assiégées


Catégories : Réalisateurs

Sarajevo, notre résistance - Robin Hunzinger

A l’heure où les informations nous parlent tous les jours des villes assiégées du Moyen-Orient, nous avons un peu oublié le long siège qui fut celui de la ville de Sarajevo, entre avril 1992 et février 1996. Une longue épreuve, si proche de nos frontières européennes...

Rémy Ourdan était alors journaliste de radio, puis reporter au Monde. Avec son complice Patrick Chauvel, photographe de guerre, ils ont réalisé Le siège.
Entre horreur et urgence de vivre, une immersion bouleversante dans le quotidien des Sarajéviens assiégés.
Le siège a été récompensé par le Fipa d’or 2016 du meilleur documentaire de création, à Biarritz. 
De Patrick Chauvel, un des reporters de conflits les plus incroyables de notre époque, on pourra aussi voir un extrait de Rapporteurs de guerre, son documentaire réalisé en 1999.

Autre beau film sur cette ville assiégée, Sarajevo, notre résistance de Robin Hunzinger est le portrait en creux d’un homme et d’une certaine idée de la culture : Francis Bueb et son utopie du Centre André Malraux, qui perdure aujourd’hui, et qui fut une véritable bouée de sauvetage pendant l’éprouvant siège de la ville.