Coup de coeur

A la recherche du gitan perdu


A la recherche du gitan perdu, c’est le voyage de Jérémie Piolat dans les couloirs des cours d’alphabétisation.

À l’heure du débat sur les identités nationales et les indésirables, quelque part en Europe, Jérémie Piolat esquisse une réponse alternative : l’identité internationale. Retour à l’école, où il faut essayer de se faire comprendre et de comprendre même en écorchant la langue ou la réinventant ; où le créole renaît. Où les douleurs rencontrent le rire ; où les cultures populaires se révèlent la meilleure arme pour s’ouvrir à la culture des autres… 

20 ans après


Il y a 20 ans, le festival de cinéma de Douarnenez était consacré au Pays de Galles. Une édition où les Bretons questionnent la place du gallois dans cette société où la poésie se cache derrière les mines.

Sur bed.bzh, c’est l’occasion de revoir Britannia, de Joanna Quinn. Un coup de coeur féroce, petit film d’animation juste et cruel sur l’appétit de l’empire britannique. Ou le documentaire Charbons Ardents, de Jean-Michel Carré, pour découvrir une utopie en actes, celles de mineurs gallois qui s’organisent en coopérative au beau milieu de l’ère Thatcher.

Il y a 30 ans, au festival


Il y a 30 ans sur la place du festival de cinéma de Douarnenez, qui commence dans un mois, on fêtait le Pays Basque, ses multiples visages, ses blessures et son cinéma.

Sur bed.bzh, vingt films (courts-métrages, longs documentaires) s’attachent à valoriser la vitalité de ce cinéma qui invente toujours, questionne l’attachement à la langue et au territoire, mêle la musique, le théâtre et le dessin, expérimente – à l’image comme ailleurs. Retrouvez notamment le documentaire Dans leur jeunesse il y a du passé, d’Elsa Oliarj-Inès, où celles et ceux qui pourraient être les enfants du festival racontent leurs liens au pays : une belle trentaine !

Mon Village


Un coup de coeur, court et puissant. c’est Va c’hêriadenn, d’Alyson Cléret, une adaptation libre d’un poème d’Anjela Duval, poétesse et paysanne bretonne.

Des plans longs et fixes, des panoramiques flous et une voix, grave, racontant le village. Trois minutes de poésie pure, qui évoquent à la fois la blessure de la perte de la langue et celle des ronces épineuses sur les ruines. L’exode rural, la mémoire des pierres et la vie en friche : les images répondent aux mots de la poétesse, questionnent le hameau. Un poème à regarder. Qui résonne avec La parole assassinée, de la même réalisatrice, toujours sur la langue

Des nouvelles du Liban


Il y a sur bed.bzh quelques films qui racontent le Liban. Ceux notamment de Rania Stephan, mais aussi de Tahani Rached et de Maher Abi Samra, invités de l’édition 2008 du festival de Douarnenez consacrée au Liban, il y a dix ans.

Des court-métrages souvent tournés dans l’urgence, qui font écho au petit film animé de Lena Merhej, Dessiner la guerre (2002). Une suite de moments quotidiens, d’objets de tous les jours, de souvenirs d’enfance. Et les questionnements de la réalisatrice sur ce passé-page blanche, qu’il faut remplir pour éviter que ça ne recommence. Un écho douloureux aux courts-métrages Juste une odeur, ou Liban/Guerre, tournés quatre ans plus tard au cœur d’un nouveau conflit.