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La ballade de Crowfoot


Catégories : Films

Parce que l'on a beaucoup évoqué ces jours-ci la violence qui affecte les élections présidentielles aux Usa, nous avons eu envie de revoir en images des moments de l'histoire tourmentée des USA. C'est possible avec La ballade de Crowfoot, hommage sur des images d'archives à un chef indien de la tribu des Blackfoot, qui vivait sur les territoires d'Alberta au Canada et du Montana, aux USA. Que de violences, crimes non reconnus, blessures béantes, pour ces Amérindiens. Comment s'étonner que les descendants de ce chef légendaire puissent mal vivre aujourd'hui ? Il nous reste à lire les derniers mots du chef Crowfoot : poésie contre violences, tout est dit.

Qu'est-ce que la vie ? C'est l'éclat d'une luciole dans la nuit, c'est le souffle d'un bison en hiver, c'est la petite ombre qui court dans l'herbe et se perd au coucher du soleil.

Festival Grand West


Catégories : Films

La première édition du Festival Grand West s’ouvre à Quiberon au Cinéma Le Paradis , du 23 au 25 octobre. Grâce à l’obstination de la directrice du cinéma Laurence Forin, qui est de celles qui poursuivent leurs rêves toujours plus loin, ce sont les grandes plaines de l’Ouest qui crèveront l’écran à Quiberon ce week-end, à quelques encâblures des landes de la côte sauvage.

Une édition parrainée par François Busnel, qui mêle séances enfants, films documentaires, et westerns grand public, mais qui n’oublie pas des débats comme celui intitulé « Musée imaginaire de l’Ouest ». Leur point fort : croiser littérature et cinéma, avec des invités comme l’écrivain Douglas Kennedy, l’éditeur Olivier Gallmeister ou François Busnel pour son film Seule la terre est éternelle, portrait de l’attachant écrivain Jim Harrison. The ride de Stéphanie Gillard nous fait chevaucher aux côtés des Sioux Lakota, Nevada de Laure Clermont-Tonnerre aux côtés des dresseurs de chevaux sauvages...

Pas question de mordre la poussière pour l’équipe enthousiaste de cette manifestation, même si leurs rêves se sont fait échancrer par la pandémie... Plutôt galoper ensemble !

On a tightrope, Petr Lom


Catégories : Films

Dès le début des années 2000, le réalisateur norvégien Petr Lom s'intéresse à la question des Ouïghours, minorité turcophone de Chine, forte de douze millions de membres. Elle constitue ainsi la plus grande minorité musulmane de Chine. De l'obstination du réalisateur est né en 2007 le film On a tightrope, qui nous emmène découvrir l'entraînement de jeunes funambules, une tradition solidement ancrée mais qui se rattache à des influences musulmanes, alors que certaines croyances religieuses sont proscrites en Chine communiste.

Sous le prétexte d'unir les 56 ethnies du pays, le régime communiste mène une terrible répression auprès de la population ouïghoure musulmane. Le prétexte invoqué est la lutte contre le terrorisme, reliée à des attentats imputés à des séparatistes ouïghours, depuis 2014. La question des camps d'internement, parfois qualifiés par le gouvernement chinois de centres de formation professionnelle, a aujourd'hui éclos au grand jour. 

Mais en 2007, date du film, nous n'étions que peu alertés sur cette situation, ce qui fait toute la valeur du film.
ON A TIGHTROPE de Petr Lom suit quatre enfants studieux : Sarigul, Jumahkun de la taille d'une pinte, le craintif Abliz et Aijamal l'ambitieux. Tous  vivent à Yengisar State Orphanage. L'ancienne tradition de la marche sur la corde raide est prospère dans la province du Xinjiang.

Devenir un funambule adroit, un darwaz, est l'un des rares chemins vers une vie meilleure en Chine. La formation oblige cependant souvent ces jeunes à abandonner leurs études et à risquer leur vie. 

À travers les réflexions des adolescents appauvris du Xinjiang, Petr Lom défie la censure du gouvernement et documente habilement et de manière touchante la relation complexe entre la religion et le gouvernement dans la Chine communiste. (En ouïghour avec sous-titres anglais) 

Voyage en Arménie


Catégories : Films

Alors que l'Arménie et l'Azerbaïdjan entament leur dixième jour d'affrontements dans le conflit du Haut-Karabagh , il est intéressant de revenir avec le film Arménie le sang des montagnes, de Frédéric Tonolli, sur la guerre qui dura six ans, entre 1988 et 1994. On vit s'affronter à la frontière de cette enclave, indépendantistes arméniens et soldats azéris. Un conflit sanglant, fait de guérillas et d'affrontements en terrain montagneux et qui fit entre 20 et 30 000 morts. Un conflit qui doit de se rallumer à la partie d'échecs qui se joue en toile de fond entre la Russie de Poutine et la Turquie d'Erdogan. Frédéric Tonolli nous emmène au plus près de ces hommes, dans les tranchées boueuses, pour une cause perdue... Aucun accord de paix ne sanctionna ces six années sanglantes.

Pour renouer un peu avec la poésie, on regardera ensuite Papiers d'Arménie de Ornella Macchia, un court film d'animation, qui revient tout en douceur sur ce sentiment de patriotisme qui anime les Arméniens de la frontière azérie, et les rend si prompts à reprendre les armes...

Enfin, plus de films arméniens sur la section Peuples du Caucase de Bretagne et Diversité.

Festivals du film autochtones


Catégories : Films, Peuples

Les amis de l'association De la plume à l'écran, qui défend avec brio les cinémas autochtones, nous informent que la rentrée des cinémas autochtones s’annonce chargée, avec notamment des festivals qui résistent et se reconvertissent en événements en ligne. C’est le cas du festival organisé par leurs partenaires Vision Maker Media qui a lieu en ce moment-même du 31 août au 5 octobre. Ce sera le même format virtuel pour imagineNATIVE, le plus grand festival autochtone qui a lieu à Toronto au Canada. Manqueront les rencontres au bar après les films, les effusions des retrouvailles, le parfum sans égal d'un festival...

De la plume à l'écran vous propose aussi sur son site une rubrique dédiée à l'actualité des cinémas autochtones. C'est passionnant et on peut voyager sans encombre. Allez, laissons les grincheux sur le bord de la route…