Actualités

Tv Amazonie


Catégories : Peuples

TV-AMAZONIE est une curieuse chaîne youtube, qui, loin de nos modes de consommation occidentaux, ne montre que des films sur le bassin amazonien et ses habitants, traditions, us et coutumes. On peut y voir La ronde des masques ou comment tailler un masque en bois dans un arbre, à la hache, avant de l'orner de plumes arrachées à des perroquets ( pratique avec le carnaval qui arrive... ). Ou Peintures corporelles chez les Yawalapiti.

TV Amazonie est produite par Jabiru prod, une association française qui a pour objectifs d’étudier les populations amazoniennes, de réfléchir sur les enjeux de l’exploitation des ressources naturelles et de soutenir des projets d’aide aux nations amérindiennes.

Depuis sa création en 1997, Jabiru prod a constitué un fonds documentaire de photos, d'enregistrements audio, de littérature et de films. Elle a collaboré avec 10 ethnies amérindiennes du Brésil à la patrimonialisation de leur culture.

Jabiru Prod participe aussi à documenter les collections extra-européennes de musées français, Lille, Lyon, Toulouse et étrangers. Les collections ethnographiques ont débouché sur des expositions.

Black Australia, festival du cinéma aborigène


Catégories : Peuples

Black Australia, le festival du cinéma aborigène se tiendra en ligne du 28 novembre au 7 décembre 2020, comme tant d'autres festivals. Les occasions sont rares de voir des films aborigènes, hormis dans la sectionde BED Peuples Aborigènes, que vous pouvez continuer à explorer.

Alors, précipitez-vous pour voir 5 pépites de ce cinéma : My name is Mudju de Ashweeni Mason, Yulubidyi until the end de Trevor Jamieson, The greedy emu, film loufoque expérimental de Terrah Guymalah, Water de John Hearvey et enfin Showing Melbourne to Maningrida de David Gulpilil, connu pour ses qualités d'acteur aborigène, mais moins comme réalisateur !

Âme noire et MacPherson


Catégories : Films, Peuples

Retournez donc voir le court-métrage Ame noire , une plongée dans l'histoire black américaine, et le court-métrage MacPherson , inspiré d'une chanson de Félix Leclerc. Ce sont deux merveilleuses réalisations, dessinées sur plaques de verre par une artiste québéco-haïtienne, Martine Chartrand. Celle-ci vient de se voir attribuer une récompense prestigieuse, le prix René-Jodoin, remis dans le cadre des Sommets du cinéma d’animation. C'est la première fois que ce prix est remis à une personne issue de la diversité, qui plus est une année marquée par des incidents racistes sur le continent américain. Il faut voir la douceur qui émane de ces deux films, et qui se conjugue avec un engagement de tous les instants de Martine Chartrand. A savourer !

Kutbettin Cebe, réalisateur au Kurdistan


Catégories : Peuples

Quand on a, à Bretagne et Diversité, découvert le film Roza, le pays des deux rivières de Kutbettin Cebe, on ne se doutait pas encore que celui-ci allait être emprisonné. Un film, en Turquie, peut vous valoir 2 ans et 4 mois de prison ferme pour « propagande terroriste ». Le réalisateur a été condamné la semaine dernière.

Nombre des réalisateurs et réalisatrices de la rubrique Kurdistan de notre site ont eu affaire à la justice turque, il n’est ni le premier, ni le dernier, mais voilà, on ne s’habitue pas à voir des mains amies, qui tenaient la caméra, agripper les barreaux d’une prison.

Par solidarité, et par résistance, on ne peut que vous inviter à voir, revoir ce film et à le partager.

Festival du film Jean Rouch


Catégories : Films

Le Festival du film Jean Rouch, qui va fêter ses 39 ans, se tient en ligne du 13 novembre au 6 décembre 2020, sous l'égide du Comité du Film ethnographique, qui fait résonner depuis des années cinéma et anthropologie.

Créé en 1952, au sein du Musée de l'Homme, ce comité ethnographique aura une fonction de veilleur, d'initiateur, de courroie de transmission à l'étranger, mais aussi de lieu de réflexion. C'est en cela que l'organisation de ce Festival Jean Rouch est atypique.

Il nous faut imaginer : c'est un 23 décembre 1952 que se réunissent, dans la salle de cinéma du Musée de l'Homme, Henri Langlois, Edgar Morin, Alain Resnais, Marc Allégret, Nicole Philippe, Roger Caillois. Le projet est lancé autour d'un axe simple : pour réaliser un film documentaire (sociologique ou ethnographique), il semble désormais essentiel de maîtriser à la fois les connaissances du terrain et les procédés cinématographiques. C’est en cela que le CFE a largement contribué à faire prévaloir la figure de l’ethnographe cinéaste sur le binôme chercheur et cinéaste.

Dit en d'autres termes, à cette époque-là, « il est désormais temps pour les uns d'apprendre la rigueur scientifique et pour les autres les rudiments de la technique cinématographique ».

Une longue histoire d'apprentissages, de recherches et de re-définitions de l'anthropologie visuelle, à l'instar du travail de Marc-Henri Piault, chercheur en anthropologie visuelle, qui vient de disparaître et à qui cette édition du festival est dédiée. Une leçon de cinéma nous est offerte par ce dernier, sur canal U.

Au cours des éditions du Festival Jean Rouch, les films succèderont aux films, la qualité recherchée sera au rendez-vous et aujourd’hui, on peut parler de belle moisson en évoquant la sélection présentée en ligne ici. Trois films pour vous inciter à arpenter ce site : Ayi, de Marine Ottogalli et Aël Théry, portrait d'une cuisinière ambulante dans les rues de Shangaï. Ramaillages, de Moïse Marcoux-Chabot, sur l'agriculture communautaire au Canada. Kombinat du suisse Gabriel Tejedor, sur une ville industrielle au cœur de la Russie, et sur ceux qui la peuplent.